dimanche 26 avril 2020

Témoignage partagé

Nous avons fêté la Miséricorde Divine et pourtant, je me crois encore au Samedi Saint ! Le temps du confinement est comparable au Samedi Saint. Samedi Saint, c'est le temps de l'absence, le temps du silence ; c'est le passage des ténèbres à la lumière, c'est aussi l'attente de l'aurore pascale.

Je ne peux plus dire : « Je n'ai pas le temps de prier ». Je dois revoir mes priorités, oublier les futilités, aller à l'essentiel.
L'essentiel : tourner mon regard vers le Seigneur.
Rejoindre dans la Liturgie des Heures, les moines et moniales connus et inconnus.
Me joindre le plus souvent possible à la prière d'intercession des Chapelains de Lourdes pour le monde et pour l'Église.

Le confinement, temps de silence mais aussi temps d'approfondissement de ma foi : aller au-delà des apparences pour trouver Dieu.
Dans cette période d'incertitudes, j'apprends à vivre au jour le jour sachant que Dieu est maître du temps et de l'histoire.
Ce n'est pas parce que la Semaine Sainte et Pâques n'ont pas été célébrées comme d'habitude que tout est perdu ! Au contraire, la communion spirituelle en a été plus forte.
Comme certaines personnes vivant seules, je parlerais de solitude « habitée » : nous ne sommes pas seuls. Dieu est là mystérieusement, très présent à nos côtés comme Jésus endormi mais présent dans la barque malmenée par la tempête.

D'autres personnes vivent le confinement dans la souffrance. Pour elles, je cite Paul Claudel : « Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance. Il n'est même pas venu l'expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. »

G

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