mardi 12 mai 2020

Témoignage partagé

Merci à nos prêtres et diacres pour ce blog. Merci pour ces témoignages. Comme je suis seule à pratiquer dans mon entourage, je me sens moins isolée dans mon chemin vers Dieu, quoique, ayant Marie et Jésus dans le cœur, on ne se sent jamais seul. 

Pour ma part, en ce temps de confinement, j’essaye de le vivre en étant plus attentive à ma famille, à mon prochain. Je m’occupe de personnes plus ou moins invalides. J’essaie de montrer par mes actes et mes paroles l’amour que Marie et Jésus ont pour chacun de nous. Jésus nous a donné Marie comme Mère au pied de la croix, et comme Mère, nous devons prendre exemple sur elle : comme elle, veiller et prier comme elle l’a fait durant les trois jours avant la résurrection de Jésus. Ces temps de confinement me le rappellent tant : c’est pourquoi je ne peux m’empêcher de me lever un peu plus tôt le matin pour prier le chapelet. 

Dans la journée, j’essaye d’avoir toujours le cœur tourné vers Marie et Jésus. De temps en temps, je m’arrête à l’église pour faire un temps d’adoration. La soir, autant que possible, je mets sur ma table de nuit une bougie, une croix, et avec mon portable je vis la messe du jour. 

Tous ces moments de prière et d’adoration me fortifient et m’apaisent, me remémorent le rêve que j’ai fait dans une période plus tourmentée dans ma vie : notre Seigneur me serre dans ses bras et je ressens son Amour, un Amour de Père pour son enfant, le même Amour que j’ai eu plus tard pour mes enfants. Merci Seigneur pour cette grâce !

« Restez éveillés, et priez en tous temps. Ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » Lc 21,36. Et comme dit Marie : « Priez avec le cœur ! » Qu’elle nous garde tous sous son manteau. Amen

M.

lundi 11 mai 2020

L’attachement à la Parole de Dieu

Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole
« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ». Jésus est le Verbe fait chair, il est la Parole de Dieu. Il n’a cessé durant sa vie de nous enseigner. Pour que nous puissions croire à sa parole, il l’a accompagnée de signes ! Ces derniers n’étaient pas une fin en soi, mais bien un moyen pour nous aider à croire les paroles de Jésus. Il a dit et il a fait. A notre tour, nous avons entendu et nous devons faire.
Tout ce que Jésus a dit et fait, n’a pas été compris par ses contemporains, même ses disciples n’ont pas tout compris, c’est pour cela qu’il nous a envoyé l’Esprit-Saint, afin que nous puissions être enseignés et éclairés sur ses paroles. Et puis il nous a donné l’Eglise, elle qui est son corps et qui est gardienne de la Parole de Dieu. Ainsi comment être fidèle à Dieu sans être fidèle à sa Parole ? Comment être fidèle à Dieu sans être fidèle à son Fils ? A l’Eglise ?

Nous avons tous besoin d’aide pour comprendre les Ecritures, comme les disciples ont eu besoin d’aide pour comprendre ce qu’ils avaient vécu et entendu. Jésus ne nous a pas laissé seul, il nous a donné l’Eglise et l’Esprit Saint. C’est ce que le Seigneur nous a donné, pour que nous ne nous perdions pas en chemin, pour continuer à suivre Jésus qui est le seul à être le chemin et par qui nous devons passer pour aller au Père. Il n’abandonne pas son Eglise, car elle est son corps.
Par le baptême nous sommes membres du corps du Christ qu’est l’Eglise, et un membre ne peut pas se dissocier du corps sans mourir. Nous sommes l’Eglise et c’est dans l’Eglise, fidèle à la Parole de Dieu que nous suivons le Christ.

Mais nous le savons par expérience, parfois la Parole de Dieu est dure à entendre, car elle nous demande de toujours être en chemin, de toujours ajuster notre vie à la vie même de Dieu. La Parole de Dieu ne peut donc pas nous être étrangère, car c’est elle qui nous rapproche de Dieu, c’est par son attachement et notre fidélité à la suivre que nous montrons notre amour de Dieu. « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ».

N’ayons pas peur d’aimer Dieu. N’ayons pas peur d’écouter sa Parole afin de pouvoir en vivre. Lisons-la et étudions-la, dans la fidélité à l’Eglise car c’est elle qui a reçu du Seigneur la charge de la transmettre.

Abbé Vianney Arnauld
Presbytère de Coarraze

Témoignage partagé

Au début du déconfinement partiel, nous faisons le point sur ce retirement de "la vie publique habituelle" qui nous a été demandé.

Vivant à la périphérie d'un village de la plaine, nous apprécions la beauté de la nature printanière et nous remercions le Seigneur pour le soleil, le ciel bleu intense retrouvé, sans trace d'avion, le silence qui n'est plus perturbé par les bruits de moteurs et le temps libre qui nous est donné pour prier davantage, pour redonner la priorité aux choses essentielles, à l'intériorité.

Notre journée est ponctuée par la messe du Pape, de notre évêque ou d'une communauté, par le chapelet, le chapelet de la Miséricorde que nous prions pour les personnes en fin de vie. Nous nous connectons aussi souvent sur le programme du soir de la paroisse de Medjugorje qui propose le mardi et le jeudi un temps d'Adoration.

Comme nous ne courons plus après le temps qui passe toujours trop vite, nous jardinons et lors des promenades à pieds quotidiennes, nous rencontrons nos voisins qu'habituellement nous ne croisons pas, occasions d'échanges amicaux et de soutien aux plus touchés par la solitude et la peur. On passe aussi du temps au téléphone avec notre famille en particulier dont l'absence commence à nous peser.

Merci à nos prêtres, diacre, et évêque pour la nourriture spirituelle qu'ils nous donnent. Merci aussi pour la communion de prière avec les uns et les autres qui nous donne la certitude que nous sommes tous dans la main du Seigneur, le bon Berger.

JJ et M 

dimanche 10 mai 2020

"Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie"


Pendant 40 jours à partir du Jour de Pâques, les disciples ont fait l'expérience, à certains moments particuliers, de la rencontre avec Jésus ressuscité. Durant ces 40 jours (jusqu'à l'Ascension du Seigneur), ils ont dû 's'acclimater' à la réalité concrète que Jésus, mort sur la croix et mis au tombeau était désormais vivant, ainsi que les Ecritures l'avaient annoncé ! Nous aussi, par la liturgie, nous bénéficions de ces mêmes 40 jours entre Pâques et l'Ascension pour que s'affermisse en nos coeurs la foi pascale qui est confiance profonde et solide que le Christ est vivant, avec nous jusqu'à la fin des temps. 

Les semaines passées de confinement ont été éprouvantes pour notre vie quotidienne de croyants : inquiétude par rapport à la pandémie, adaptation du mode de vie, conséquences pour la vie économique de notre pays, empêchement de se rassembler pour célébrer l'eucharistie... tout cela s'ajoutant peut-être à diverses épreuves personnelles ou familiales. Dès demain avec le début du déconfinement, nous allons entrer dans une situation nouvelle, avec des perspectives incertaines pour les semaines et mois à venir. Concernant les messes paroissiales, la reprise devrait être à partir du 2 juin (sauf indication contraire dans les semaines à venir). En ce 5ème dimanche du temps pascal, chacun de nous peut faire le point : en ce temps d'épreuve, sans possibilité de recevoir l'eucharistie, où en suis-je de ma vie de foi ? 

La Parole de Dieu de ce dimanche vient éclairer, nourrir et fortifier notre foi. En effet, les Evangiles sont unanimes à témoigner que, pendant les jours de la Passion - mais aussi après Pâques -, les disciples étaient remplis de craintes, de doutes et d'incompréhension... Les paroles de Jésus dans l'Evangile de St-Jean de ce dimanche (et des suivants aussi) sont au soir du Jeudi saint, après son dernier repas avec les disciples. Jésus vient d'annoncer qu'il va être trahi, et que Pierre va le renier... C'est dans ce climat angoissé et pesant que Jésus va prononcer des paroles de réconfort, particulièrement impressionnantes, et qui appellent à croire en lui : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie" (cf. message du vendredi 8 mai), "Qui m'a vu a vu le Père"... La paix profonde de Jésus vient de Dieu. Ses paroles laissent même entendre quelque chose de sa divinité : "Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi", "Je suis dans le Père, et le Père est en moi"... La méditation de ces paroles est à même de nous faire mieux connaître intérieurement Jésus, de mieux accueillir Sa paix dans nos vies, afin de mieux le suivre, de plus près, dans le quotidien de nos jours.

Pour la vie paroissiale de ce début de déconfinement, voici quelques informations. Dès ce lundi 11 mai, les obsèques pourront de nouveau être célébrées dans les églises des villages, avec un maximum de 20 personnes pouvant y participer, dans le respect des consignes sanitaires et de distanciation sociale. Quelques réunions vont reprendre, mais limitées à un maximum de 10 personnes. Vos prêtres restent aussi à votre écoute par téléphone, ou pour une visite, ainsi que pour une confession, pour l'onction des malades, ou pour porter la communion aux personnes malades.  Toute l'équipe des prêtres et diacres vous assure de leurs prières fidèles à vos intentions. D'autres informations seront aussi publiés sur ce site dans les jours suivants.

En ces jours du temps pascal qui nous conduisent jusqu'à Pentecôte, que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! 

Abbé Dominique Nalis
Curé des paroisses en Pays de Nay  

samedi 9 mai 2020

La prière du Rosaire

En ce deuxième samedi du mois de Marie, sachant que beaucoup d’entre nous récitent le chapelet, en particulier en direct avec le sanctuaire de Lourdes, je vous invite à lire et méditer une lettre écrite par St Jean-Paul II en 2002 sur le thème du Rosaire. Je vous partage le début de cette lettre, en espérant que ces paroles nous aident à mieux entrer dans cette prière et en faire un vrai outil de conversion et de mission. Bon courage et à très bientôt !!!

« Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s'est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l'inspiration de l'Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d'une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d'un christianisme qui, après deux mille ans, n'a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l'Esprit de Dieu à « avancer au large » (Duc in altum!) pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu'il est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), qu'il est « la fin de l'histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l'histoire et de la civilisation ».

« En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l'œuvre de l'Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l'expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d'abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur. »

Vous trouverez la suite de la lettre en cliquant ici.

Je vous rappelle enfin l’encouragement du pape François à prier le chapelet (cliquer ici)

Abbé Louis-Léopold Frécon
Presbytère de Coarraze

Témoignage partagé (fin)

Notre confinement, chemin de croix, chemin de vie, chemin de Foi 

( fin du témoignage qui est en trois parties)

  • Garder la Foi, continuer notre chemin de Foi, continuer à prier ensembleCela fut pénible de ne plus assister à une messe. Maintenant nous sommes dans une société ou la technologie prend part à notre quotidien. Heureusement le Saint Père nous fournit avantageusement une compensation. Le matin à 7h, sa messe est diffusée sur les ondes (Kto, blog paroissial, radio et j’en passe). Cette messe nous permet de communier spirituellement. Merci au Saint Père.

        Le deuxième élément est d’avoir trouvé sur internet, des petites vidéos qui de manière rapide nous aident à comprendre et savoir rapidement les différentes parties de la bible, sous la forme animée, qui traite sur le fond, sur la forme et le contenu, des évangiles, des différentes lettres, mais aussi de l’ancien testament. C’est fantastique. Je rajoute un lien : 

(Daniel Synthèse https://www.youtube.com/watch?v=5RyZ2lceuPA) …

Comme je disais avec humour sur WhatsApp, nous allons devenir des incollables dans la connaissance de la bible. La sainteté nous guette. Là j’en rajoute.

        Le troisième élément est de continuer à prier ensemble comme nous le faisons souvent, ce qui est essentiel. Mettre le SEIGNEUR au milieu de nous.

J’ai voulu faire part à chacun que le confinement pouvait être dompté, de même que ses conséquences sur le physique, le moral, et la Foi. 

Voilà notre chemin de croix, notre chemin de vie, notre chemin de Foi.

Bon courage à chacun dans son épreuve partagée par tous. 

En union de prières,

P. et F.

vendredi 8 mai 2020

Moi, je suis …

Jésus rencontre sa mère
(Maria de Faykod)
… le Chemin : le chemin vers le Père, bien sûr, chemin unique. Pour cela, Jésus nous fait, par son Père et par l’Esprit Saint, le don de la foi. Oh, bien des chemins mènent à la conversion et nous avons chacun bien des manières de vivre notre foi ! Mais nous passons tous par Le même Chemin pour aller au Père : Jésus ! Jésus n’est pas un simple guide spirituel, non, il est l’unique médiateur entre nous et Dieu, c’est en lui que Dieu vient en nous. Jésus a dit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » (Mt12,48) si ce n’est ceux qui font la volonté du Père.
En ce beau mois de Marie, imitons Marie qui, par son Fiat, est celle qui l’a recherchée et parfaitement accomplie. 


Témoignage partagé (suite)

Notre confinement, chemin de croix, chemin de vie, chemin de Foi 

(suite du témoignage qui est en trois parties)

Maintenant passons à la forme morale.

  • Garder le moral, c’est essentiel, pour cela communiquer, la technologie nous fournit de bonnes choses, WhatsApp. Je trouve intéressant quand je reçois quelques choses de peu commun de le faire partager à d’autres. Cela peut être des blagues, des petits films, des images rigolotes ou je rajoute parfois un petit commentaire pour additionner un plus grand rire… Rire c’est bon pour la santé, c’est bon pour le moral ! Parfois je provoque un peu sur WhatsApp quand je ne sais pas répondre, mais de manière très gentille. Je vais donner un exemple : 
        Une paroissienne m’envoie un petit questionnaire par WhatsApp, sur la tenue vestimentaire de la SAINTE VIERGE lors des différentes apparitions (Nd du Laus, de la Salette, de Fatima, etc., etc.). Un bon questionnaire, même trop bon !!! … Je cherche, mais comme je ne sais pas, je ne voulais surtout pas passer comme un ignorant et j’ai répondu de la façon suivante : ‘’Je n’y étais pas lors des apparitions. Comment veux-tu que je sache répondre à tes questions sur la tenue vestimentaire de la SAINTE VIERGE ?’’. Puis je rajoute : ‘’Moi je ne fais pas trop attention aux tenues vestimentaires des femmes. C’est une femme qui est intéressée par ce genre de détail. Comme je ne suis pas une femme, je ne peux pas répondre à ta question !’’. J’en rajoute une couche : ‘’Si la BELLE DAME m’apparaissait, je n’irais pas lui poser la question de là où elle a acheté sa tenue, je lui poserais des questions plus pertinentes, comment faire pour être saint par exemple, cela conduit mieux au ciel, quant à une histoire de chiffons plus tard … ! ’’Et je termine, sans rancune. Mon honneur a été sauf, voilà, ouf. Elle me rajoute : ‘’Nous, nous avons trouvé’’. Bien sûr j’avais envie de la taquiner, et je rajoute : ‘’Est-ce que cela conduit à la sainteté de connaitre la tenue vestimentaire de la belle dame, hein’’. Voilà les petites choses pour garder le moral en ce moment si particulier, auquel nous n’étions guère préparés.

(.../... la fin du témoignage : demain) 

P. et F.

jeudi 7 mai 2020

Pourquoi Dieu permet-il… ?

Le fils prodigue (Arcabas)
Au terme de près de deux mois de confinement et à quelques jours du dé-confinement annoncé progressif, nombreuses ont été les conversations téléphoniques et autres autour du virus Covid-19. Pour nous, chrétiens, pratiquants ou non, Dieu n’est jamais mis en cause. Non ! Dieu n’a pas fait le mal, Dieu ne fait pas le mal, et pour cause, il a envoyé son Fils qui, par amour pour nous, a donné sa vie pour nous sauver. Pourtant apparaissait sous-entendue, mais toujours lancinante, une interrogation : pourquoi Dieu n’arrête-t-il pas ce fléau ? Pourquoi permet-il cela ?…
                        

Témoignage partagé (début)

Notre confinement, chemin de croix, chemin de vie, chemin de Foi 

( début du témoignage qui est en trois parties)

Le confinement au début fut pénible, mais le plus difficile fut de ne plus pouvoir aller à la messe, sortir se promener en forêt, aller à la grotte de Lourdes, …, ce qui nous a conduit naturellement à nous poser la question comment en tirer avantages !

Et oui que vais-je faire maintenant, vu que l’on nous propose de sortir chez nous, se promener chez nous, travailler chez nous, faire du sport chez nous, et j’en passe des 'chez nous' … Au début c’est surprenant, puis c’est agréable, ensuite c’est routinier, et je pense que vous aller comprendre facilement la suite…

Le plus important fut de prendre cette situation par le bon côté. Une stratégie se mit en place en trois points, le physique, le moral, la Foi :

  • Garder la forme physique. Régulièrement nous nous astreignons à faire le plus de choses 'à pieds' : courses 'à pieds', poster le courrier 'à pieds', et j’en passe 'à pieds'… faire son jardin 'à pieds' (je rigole…)

         Nous rajoutons une petite plus-value, un petit tour autour de notre quartier : comme nous devons être raisonnable, l’attestation, article 3 du décret du 23 mars 2020 faisant foi, rayon de 1 km. Voilà pour le physique.

(.../... la suite du témoignage demain et samedi) 

P. et F.

mercredi 6 mai 2020

« Mettez à part pour moi Barnabé et Saul »

Paul et Barnabé
à la synagogue d'Antioche
Dans la première lecture de ce jour, c’est bien ce que l’Esprit Saint ordonne à la jeune communauté des fidèles qui célébraient le culte du Seigneur : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés ». Baptisés, nous sommes comme Barnabé et Saul, mis à part en vue d’une mission. Répondre à l’appel de disciple est un choix personnel, ou nous acceptons d’y répondre ou nous n’y répondons pas. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas sauvés. Aucune excuse ne tient devant ce choix.


mardi 5 mai 2020

L’identité controversée de Jésus

« Jusqu’à quand vas-tu nous tenir en haleine ? » (Jn 10,24), demandent les auditeurs de Jésus. Ont-ils raison de poser cette question à Jésus ? L’identité de Jésus préoccupait beaucoup les Juifs et surtout les pharisiens. Elle ne faisait pas l’unanimité de ses auditeurs, mais aussi de ceux qui écoutaient la prédication des Apôtres. La Mission des évangélistes Matthieu, Marc et Luc est de répondre à cette question adressée par Jésus à ses disciples : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15 ; Mc 7, 28-30 ; Lc 9, 20). Avant la mort et la résurrection de Jésus, il s'agit pour les disciples de reconnaître en lui le Fils de Dieu, le Messie. C'est Pierre qui est le premier à confesser Jésus comme étant le Christ. Cette confession de foi n'est pas une connaissance qui lui aurait été donnée d'acquérir à travers ses lectures, mais l’expression de sa foi illuminée par l’Esprit Saint en cet homme qu’il trouve être le Christ.

De l’autre côté, l’évangéliste Jean, à la lumière de la résurrection, tente de donner une réponse qui dépasse toutes les mesures de ceux qui cherchent à cerner identité de Jésus. Ce dernier n’est ni un prophète, ni un thaumaturge. Il est « la lumière » (Jn 8,12), Il est « le Bon Berger » qui reconnaît ses brebis et que ses brebis reconnaissent (Jn 10, 14). Il est « la porte » (Jn 10,7) qui s’ouvre pour conduire ceux qui croiront dans le Royaume de son Père. Mais il y a une condition : il faut être une de ses « brebis ». Aux Juifs embarrassés par son identité, le Christ peut leur dire : « vous ne croyez pas parce que vous n’êtes pas de mes brebis » (Jn 10,26). Le Christ inverse ici la logique du « voir » pour « croire » au « croire » pour « voir ».

Avant le dernier chapitre de son évangile, l’évangéliste Jean réajuste à ce titre le doute de Thomas qui réclame encore : « Si je ne vois pas (...), non je ne croirai pas » (Jn20,25). Alors devant Jésus ressuscité, Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28). Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20, 29).

Comment sont alors caractérisées les brebis du Christ ? La réponse à cette question se trouve dans quelques quatre critères déterminants : 1-« le croire » : un cœur qui croit ; 2- « l’écoute » : « Mes brebis écoutent ma voix» ; 3- être connu par le Christ ; et enfin 4- être à la suite de Jésus (Jn 10,27).
  
La foi est donc l’élément essentiel pour être compté parmi les brebis du Seigneur. On peut alors se demander : qu’est-ce que la foi ? L’auteur de l’épitre aux Hébreux nous en donne le sens : « La foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, et donc ce qui est visible n’a pas son origine dans ce qui apparaît au regard » ( He 11, 1-3). L’auteur de l’épitre ajoute : « sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu ; car, pour s’avancer vers lui, il faut croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent. »
Ces caractéristiques que présente l’auteur de l’épitre au Hébreux présupposent que ceux qui ont la foi écoutent la voix du Christ, ils sont vraiment humbles et pourtant fermes. C’est au nom de cette fermeté qu’ils suivent le bon Pasteur et ne prêtent pas l’oreille aux faux pasteurs : « Mes brebis me suivent, dit encore le Christ. En effet, les croyants, par la grâce divine, suivent les pas du Christ. Ils n'obéissent pas aux préceptes de la Loi, qui n'étaient que des figures, mais, en suivant par la grâce les préceptes du Christ, ils s'élèveront jusqu'à sa hauteur, conformément à leur vocation de fils de Dieu. Quand le Christ monte au ciel, ils le suivent jusque-là. »[1]

En cette période où la volonté du gouvernement est de sortir du confinement ce 11 mai, l’inquiétude se mêle au doute d’une possible deuxième vague de contamination. Quel doit être le rôle du chrétien dans ce climat d’incertitude devant le futur ? N’est-ce pas la confiance ? En ce mois de Marie, confions-nous à celle qui a dit : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38).

Nous pouvons accompagner cette méditation avec ce chant à Marie : Regarde l’étoile ! (cliquer ici pour l’écouter)

Si le vent des tentations s'élève, si tu heurtes le rocher des épreuves.
Si les flots de l'ambition t'entraînent, si l'orage des passions se déchaîne :

R. Regarde l’étoile, invoque Marie, si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie, elle te conduit sur le chemin ! 

Dans l'angoisse et les périls, le doute, quand la nuit du désespoir te recouvre.
Si devant la gravité de tes fautes la pensée du jugement te tourmente : R.

Si ton âme est envahie de colère, jalousie et trahison te submergent.
Si ton cœur est englouti dans le gouffre, emporté par les courants de tristesse : R.

Elle se lève sur la mer, elle éclaire, son éclat et ses rayons illuminent.
Sa lumière resplendit sur la terre, dans les cieux et jusqu'au fond des abîmes.

CODA
Si tu la suis, tu ne dévies pas, si tu la pries, tu ne faiblis pas.
Tu ne crains rien, elle est avec toi, et jusqu’au port, elle te guidera.

Abbé Marc Matondo
Presbytère de Nay



[1] Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur l'évangile de Jean, 7, 10, 26, PG 74, 20.

lundi 4 mai 2020

Il y aura un seul troupeau et un seul pasteur

Le Bon Pasteur
(Philippe de Champaigne)
Jésus nous le rappelle, il a donné sa vie pour nous, parce qu’il nous connaît et qu’il nous aime. Il n’a pas pris la fuite devant les loups, il a préféré donner sa vie, pour que nous puissions à notre tour vivre. Il n’a pas refusé la mort, pour que nous puissions vivre.
Il est le vrai berger, car il n’est pas venu pour lui-même, mais pour nous tous. Il a accepté de se faire homme, et de donner sa vie sur la Croix, pour nous racheter de la mort et nous faire entrer dans la vie éternelle.